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épisode 9

toujours dans cette chambre, dans cette maison si particulière, de ce village de provence, nous étions étendus, repos des corps, de l'esprit. Me revenaient parfois les détails de notre rencontre, les brouilles et les incompréhensions que nous avions traversées.

il faudrait que je parle  sans doute de ma jalousie, de son espèce d'envie de séduire qu'il avait eu à une époque, pour une femme jamais vue, mais qui m'avait empoisonnée le coeur, et m'avait fait fuir sans un mot.

oui je fuis comme ça, je pars, en me disant que l'autre doit savoir comment il est, ce qu'il fait ... je n'ai pas de reproches à faire. au nom d'une certaine liberté.

je suis partie, quelques mois, un ou deux,  il a su venir me reprendre et moi revenir. je n'ai jamais cessé de l'aimer, cet homme est en moi, vraiment, mais quelque part j'avais trop mal.

nous avançons dans cet amour. quand je dis que c'est l'homme de ma vie, je suis certaine de celà : c'est Mon homme de corps, d'esprit,  de coeur,  d'âme...

oui, tu as fui deux fois pour ce que tu dis. C'est vrai que je n'ai pas été toujours très attentif, toujours très présent...c'est vrai que je me suis laissé aller à vaguement délirer virtuellement mais tu étais tellement en moi, tellement à moi que je n'imaginais pas que tu puisses partir.

Tes départs ont éte douloureux aussi pour moi parce que je les trouvais disproportionnés par rapport à mes égarements, à ce besoin sans doute de séduction. Tu me l'as fait payer d'ailleurs, et tes dérives n'en étaient pas moins surprenantes pour moi qui te pensais, qui te vivais tellement à moi. Ma conviction réelle de possession m'autorisait ces écarts sans me rendre compte que tu pouvais vraiment en souffrir. Nous ne parlions pas assez à ce moment là, certainement...Depuis nous avons beaucoup parlé, beaucoup échangés autour de nos désirs, de nos fantasmes et cela nous a beaucoup rapprochés à un point tel que nous vivons l'un dans l'autre.

Pour moi, tu n'es jamais partie...tu étais tellement mienne que je n'ai même pas vécu ces fuites comme de vrais départs, j'aurais pu être abattu si lorsque je suis allé te rechercher tu m'avais vraiment fermé la porte, mais à chaque fois tu es revenue, presque radieuse, contente que je fasse ce geste qui me paraissait une évidence. Tu es la femme de ma vie et il ne pouvait en être autrement...

à suivre

 

 

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