la femme-gitane marche, souple
j'entends son rire
j'entends tes cris d'enfant dans ma nuit
mes yeux tristes accrochés aux tiens
déjà
tu étais dans mon regard
j'ai des larmes dans mon âme parfois
qui se mèlent à ce présent
nous avançons
nous pleurons encore
mais nos rires
comme des ailes nous portent au loin
oui,
nous pleurons parfois
nous rions aussi
nous vivons notre vie avec notre passé
nous vivons le présent que nous inventons
et qui nous porte loin et haut
qui nous découvre
et nous fait avancer vers un ailleurs
que nous connaissons
que nous aimons
et qui est le notre